Le 14 Décembre, le mérite de rumba congolaise a été reconnu et inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO. Partagé par les deux Congo, Kinshasa et Brazzaville, la rumba congolaise est adulée et célébrée partout dans le monde. Désormais universelle, cette musique phénoménale reste une source de bonheur et de partage que beaucoup de sociétés vont continuer à découvrir dans les années à venir.

Il est très difficile, voire impossible de parler de la rumba congolaise sans évoquer les noms de Franco Luambo, de Papa Wemba qui a régné sur cette rumba durant des années, de Koffi Olomide ou de la génération Wenge, qui ont tous mis leur génie musical au service de cette musique qui a su bercé des cœurs à travers le temps dans le monde entier.

D’où vient la rumba congolaise ?

Elle prend ses sources à Léopoldville, capitale du Congo belge, dans les années 1950-1960 qui correspondent aux périodes des indépendances en Afrique noire. Cette mélodie qui soigne, rien qu’en l’écoutant, est agrémentée d’écrits en lingala et puise ses sources dans les rythmes cubaines, cha-cha-cha, rumba, charanga, arrivés par le fleuve du Congo au début du siècle dans le sillage des échanges transatlantiques.

Cette musique aimée par des millions de population à travers le monde, est une musique de combat qui a toujours eu un caractère politique au fil des générations au Congo et des régimes successifs de ce pays. Du combat de la ségrégation raciale au combat des régimes politiques dictatoriaux notamment celui de Mubutu, même si ce dernier a réussi à mettre cette musique à son service pour la promotion de son régime, la rumba n’avait pas perdu son sens de l’engagement dénonciateur des conditions de vie des populations Congolaises.

Avec l’évolution des mentalités, en grande partie, grâce à la rumba qui participe à l’éveil des consciences, les présidents qui ont suivi, Laurent-Désiré Kabila et son fils Joseph Kabila ont compris qu’il fallait se saisir de cette musique si puissante pour espérer grignoter des voix électorales pour des ambitions politiques afin de se maintenir au pouvoir.

Ayant un passé aussi riche en ingrédients rythmiques, la rumba Congolaise est une musique aux acquis multiples et intéressants qui focalise les attentions et force l’admiration. Elle fait voyager, fait découvrir de nouvelles sonorités musicales du Congo, en cela, elle reste et demeure une fierté musicale pour tout un contient et plus encore, pour le monde entier grâce à son inscription au patrimoine culturel de l’humanité par l’UNESCO.

Malgré sans puissance et son incarnation, la rumba continue d’être à la solde des politiques dans le but de manipuler des artistes afin d’atteindre leurs objectifs machiavéliques contre le bas peuple qui aspire a un changement rationnel au Congo.

Témoignage politique :

« Cette richesse venue du Congo et exportée dans le monde entier constitue un des éléments de notre fierté« , avait tweeté Patrick Muyaya, le porte-parole du gouvernement de la RDC. La reconnaissance par l’ONU est “un événement à célébrer dans les deux rives du fleuve Congo”, avait-t-il tweeté dans la foulée de l’annonce de l’UNESCO.

Mamadou Saidou Barry

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